Périléties - Bilan Tour d'Europe - Pauline & Simon -5805

Cube BartEt voilà ! Ce Tour d’Europe est bel et bien terminé après s’être élancés de Bart (Doubs, Franche-Comté) il y a un an et deux mois, jour pour jour (le 9 janvier 2016). Mais rassurez-vous, l’aventure Péripléties ne s’arrête pas là. Il nous reste encore beaucoup de contenus inexploités à partager. Plein d’autres projets fourmillent : des conseils aux voyageurs sur cette nouvelle partie blog, des rencontres, la sortie de produits dérivés, et surtout, l’édition d’un magazine papier qui compilera les Reportages de Voyages réalisés lors de cette année. Vous avez en tout cas été nombreux à nous soutenir (aussi bien nos partenaires que celles et ceux qui ont participé à notre campagne de financement participatif), à suivre notre aventure et pour cela, on ne voit pas de mot plus simple et efficace que … MERCI ! 

Vidéo et interview Nicolas Salin – France Bleu Belfort Montbéliard

Un Tour d’Europe mais pourquoi pas un Tour du Monde ?

Nous étions partis un an pour vivre une expérience loin du quotidien, hors des sentiers battus, le plus proche possible des gens, de leurs cultures et de leurs modes de vie. Pas besoin de partir à des milliers de kilomètres pour cela. Nous avions choisi l’Europe pour voyager. Aurait-on pu faire le tour du monde ? Non… car un an est déjà bien trop court pour découvrir l’étendue des possibilités d’évasion qui se trouvent à quelques kilomètres… Vous savez, ces pays dont on entend parler régulièrement, mais dont nous avons une connaissance souvent réductrice, parfois déformée ou caricaturale.

moldavie rencontres camping car bulgarie

Repas convivial dans la campagne de Moldavie. // Un agriculteur et ses chèvres en Bulgarie.

Le camping-car a été un bon moyen de vivre cette aventure. Grâce à nos photos, d’articles, d’expressions libres, de vidéos, de sons, de chroniques, nous nous sommes efforcés de faire vivre et de partager nos ressentis, sur notre site Péripléties, sur les réseaux sociaux (page Facebook, compte Instagram, chaîne Youtube), et également dans nos newsletters mensuelles. Chaque semaine, nous consacrions également du temps pour envoyer des « cartes postales » à des médias locaux (radio France Bleu Belfort Montbéliard et journal L’Est Républicain). Malgré tout ce travail, il n’est jamais possible de pouvoir tout expliquer… car même avec les formidables opportunités de partages que nous offrent internet et les réseaux sociaux, il est très difficile d’évoquer tous les aspects d’un tel voyage.

Derrière les « belles photos »…

Souvent, on se représente le voyage comme un idéal de vie, de liberté… Mais il ne faut pas croire que derrière les « belles photos », tout est facile et merveilleux. Avec internet, l’importance des réseaux sociaux, la primeur qu’on donne aux images et la tendance, à ne montrer que le beau, le grandiose, l’extrême, on déforme la réalité. Ou du moins on en occulte une partie. C’est quelque chose à laquelle nous avons essayé de participer le moins possible, en tentant de faire voir toutes les facettes du voyage et ce qui le rend intéressant à nos yeux. C’est la raison pour laquelle nous aurons à coeur aussi sur cette partie blog de vous parler des coulisses : préparatifs, vie quotidienne et pratique, conseils aux voyageurs et aux camping-caristes… Tous ceux qui sont partis le savent, quand on vit longtemps sur les routes, ce ne sont pas des vacances. C’est plutôt un rythme de vie qui s’installe, un quotidien qui vous appartient, avec de nouveaux repères et  beaucoup d’intensité dans la joie… mais aussi dans les difficultés.

 reportage roses bulgarie reportage mariscadoras

Reportages avec des cueilleurs de roses en Bulgarie et avec les Mariscadoras en Galice.

Pour financer ce coûteux projet, nous avions fait nos propres économies, lancé donc cette campagne de « crowdfunding » et démarché différents partenaires, sans qui ce type d’aventure aurait été très difficile. Mais partir, cela représente surtout une certaine « mise en danger » : quitter son appartement, sa famille, ses amis, son emploi, vivre une année sans revenus, etc. Bref, faire des choix, trouver des solutions et faire face à l’incertitude quant au retour… 

Tour de Roppe (Territoire de Belfort, Franche-Comté), vidéo réalisée pour notre financement participatif.

Voyager comme nous l’avons fait, ce n’est pas faire du tourisme. Chaque petit rien du quotidien peut devenir problématique (se chauffer, avoir de l’eau pour se doucher, de quoi cuisiner, faire sa vaisselle, vider régulièrement les eaux usées et les toilettes dans des lieux dédiés, se doucher dans un espace réduit, laver ses vêtements, s’installer pour une nuit dans un endroit calme et à l’abri des intempéries, se retenir de pisser certains matins quand vous n’avez pas d’autres choix (hé oui…), et la liste n’est pas exhaustive (nous vous en reparlerons, ça vaut le coup ! ). Il ne s’agit pas vraiment de « chance », comme on a pu souvent se l’entendre dire, parce que cette aventure, comme d’autres d’ailleurs,  ne tient rien du hasard. Elle a été faite de volonté, de choix, de priorités, de risques.   

Voyage et travail quotidien

Dans notre cas, il s’agissait de coupler ce type d’aventure insolite avec un travail d’écriture, de photographie, de montage, de mise en page. Il fallait constamment trouver de l’électricité pour charger les ordinateurs, déstocker, trier nos photos, monter nos vidéos, sauvegarder nos données et les mettre à l’abri, écrire, trouver une bonne connexion internet pour publier sur les réseaux sociaux, donner forme à notre aventure, à notre site web.

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Nous ne nous en plaignons pas. C’est un projet que nous avons mené avec un plaisir certain. Nous voulons simplement montrer tout ce qui se trouve derrière une telle aventure et qui ne saute pas automatiquement au yeux, à travers l’écran !

Un projet ambitieux

Si on est heureux d’avoir partagé notre goût du voyage et des autres, a-t-on réussi pleinement à faire passer ce qui nous anime ? C’est le gros point d’interrogation quand on vit les choses par écrans interposés et que l’on ne dispose que de «  j’aime » et de statistiques pour simples retours sur nos contenus. Forcément, nous préfèrerions beaucoup plus d’engouement sur des Reportages de Voyages qui nous ont demandé des heures de travail, que sur des choses légères, celles qui « fonctionnent » davantage sur Facebook, et sur internet en général. Ce voyage nous l’a encore prouvé. Le projet était ambitieux. Proposer du fond sur le web est un vrai défi.

Notre pays préféré ?

Vous nous demanderez certainement quel pays nous avons le plus aimé ou dans lequel nous nous verrions vivre et c’est une question à laquelle il est difficile de répondre. C’est vrai que nous avons adoré découvrir la richesse culturelle et flamboyante de l’Andalousie, l’accueil des pays des Balkans (Serbie, Bosnie (ici en photo), Monténégro), la générosité en Turquie, la singularité de la République du Bélarusl’âme russe, le naturel de la Finlande, le spectacle grandiose des aurores boréales en Norvège, et la simplicité et la convivialité des Écossais… et bien d’autres chose. Mais pour l’heure, nous ne verrions nul par ailleurs qu’en France, car c’est là qu’on y mange le mieux… 🙂 mais plus objectivement, parce que contrairement à ce qu’on veut imaginer, l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs. L’horizon n’est pas non plus gris, le danger omniprésent, comme certains le craignent.

serbie paysage bosnie paysage

Si éloignés et pourtant si proches !

Oui, nous avons vécu une expérience formidable, contemplé des paysages merveilleux, mais aussi fait des rencontres, des découvertes… On a saisi l’opportunité de voir plus loin que le pas de notre porte, de fréquenter des gens géographiquement et culturellement éloignés, enthousiastes à l’idée de nous parler de leur quotidien et de leur culture, de leurs aspirations et possédant souvent une certaine ouverture et curiosité quant au monde extérieur. Malgré la distance, il y a des personnalités que vous découvrez, qui s’avèrent être plus proches de vous que certains de vos concitoyens. Il y aussi ces Français (à découvrir bientôt) qui comme nous, sont partis vivre une aventure ailleurs et que vous avez l’impression d’avoir toujours connus. C’est dans ces moments de partage autour de choses simples que l’on sait pourquoi on aime voyager. Tout prend une autre dimension et l’on ouvre les yeux sur l’essentiel. Contrairement à ce que beaucoup pourraient croire, la langue n’est pas une barrière, en revanche, la façon dont l’on se comporte en est une. Vivre un voyage comme celui-ci impose de faire la démarche d’aller vers les autres, chercher à comprendre et se mettre à la place, ne jamais abandonner son sens critique, tout en restant tolérant et ouvert d’esprit… Accepter de n’être qu’un voyageur avec un point de vue extérieur sur une culture parfois éloignée de la vôtre est l’expérience de vie la plus formatrice, la plus formidable qui soit, un vrai exercice d’humilité.

Un « vrai » retour !

Voilà pourquoi un an de voyage ne peut certainement pas laisser la place au retour à la « vie normale ». On ne sait pas trop à quoi s’attendre exactement mais nous sommes en tous les cas heureux de revenir auprès de nos proches, et d’échanger en « vrai » avec vous sur ces Péripléties. N’hésitez d’ailleurs pas à nous contacter pour nous donner vos impressions ou à commenter sur cette page.

À bientôt ! 

Pauline Moiret-Brasier & Simon Daval

voyageurs norvège

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