Irlande

 

Les îles d’Aran, un paradis perdu

À l’ouest de lIrlande, au large des « Cliffs of Moher » se trouve l’archipel d’Aran, trois îles perdues et battues quotidiennement par les vents. Inis Mór « la plus grande », Inis Oírr, « la plus petite » et Inis Meáin « l’île du milieu » – on ne fait pas plus pragmatique – ont conservé, du fait des conditions de vie peu propices à l’urbanisation, une culture gaélique. Un ferry piéton les dessert quotidiennement. À cette époque, il n’y a aucun touristes à bord, juste quelques bonhommes un peu bourrus, qui parlent l’irlandais. Nous débarquons sur l’île du milieu, peuplée par 187 habitants, sous le regard semi interrogatif, semi amusé de l’équipage. C’est un îlot sauvage, voire farouche, un paysage unique au monde façonné à travers les âges à force d’amonceler les pierres découvertes par l’érosion puis arrachés à la terre afin de rendre les parcelles cultivables. En hiver, l’animation se fait rare. Les quelques auberges ont fermé leurs portes. Il y a bien des ânes, des moutons ou encore des vaches qui vivotent sur les terrains. Sur le pas de sa maison au toit de chaume, un vieil îlien nous apostrophe en gaélique, puis poursuit en anglais. Il attend l’ouverture du pub dans l’après-midi… Chacune de ses phrases sont suivies de points de suspension. Que le temps semble long sur ce territoire oublié du monde ! Une parenthèse inattendue à quelques lieux à peine de l’entraînante ville de Galway.

Janvier 2017 – © www.peripleties.fr

Paysages et vie sur l’une des îles d’Aran, Inis Meáin au large de l’Irlande.

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