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Moldavie

 

Orhei, un site grandeur nature

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Nous partons dans l’idée d’explorer les alentours si moroses que l’on nous a décrit. Un arrêt à la station service. Aussi curieux que cela puisse paraître, « la pompe » est l’endroit où les gens se retrouvent pour se socialiser. Les infrastructures sont modernes et fonctionnelles, rien à voir avec le reste du pays. Nous y faisons la connaissance d’Alexandru. Habitant des alentours de la capitale Chișinău, enthousiaste à l’idée de nous faire visiter sa région natale, aux alentours d’Orhei, à une soixantaine de kilomètre de la capitale.   Nous nous retrouvons à Orheiul Vechi (le Vieux Orhei), un site archéologique, musée à ciel ouvert entre les villages de Trebujeni/Butuceni, vestiges de plusieurs civilisations ancestrales. C’est immensément beau. Dans la « Moldavie éternelle », essentiellement dominée par de grands espaces naturels, il y a quelques villages dispersés sur les collines et reliés entre eux par des chemins vicinaux.

À deux pas des cultures de céréales, on trouve quelques caves, mais pas celles, prestigieuses, destinées au commerce extérieur. Ici, chaque habitant possède sa propre production (tiens, ça nous rappelle la Turquie et sa route des Vins de Thrace), résultat de la décollectivisation des terres post Union soviétique. Parcourir les villages est le relief d’Orhei à ce parfum devenu rare. Là où de vieilles mobylettes et estafettes côtoient les vaches et les chevaux. Ils se croisent sur des chemins sableux en soulevant de la poussière. Loin du vacarme du centre-ville, loin des partis politiques qui se jouent sur l’échiquier diplomatique, il y a des gamins qui s’esclaffent autour d’une partie de football au crépuscule.

Texte : Pauline Moiret-Brasier – Photos Simon Daval & PMB 

Juillet 2017 – © www.peripleties.fr

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