RUSSIE : de Moscou à Saint-Pétersbourg

30 jours en camping-car au pays de Poutine !

voyage russie camping-car

À l’heure de la 21ème Coupe du Monde de Football 2018 qui se déroule en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018, nous vous emmenons découvrir l’ « Empire » contrasté de Vladimir Poutine. En camping-car, direction Moscou et Saint-Pétersbourg, nous avons découvert qu’il n’existait pas une, mais des Russies, chacune en renfermant une autre, ça vous rappelle quelque chose ?

Oui, nous avions imaginé le pire ! Lorsque nous avons préparé notre Tour d’Europe en camping-car, nos différentes lectures sur les forums n’étaient guère réjouissantes concertant la Russie : problèmes à la frontière, bakchichs, insécurité, contrôles de police… Le pays de Vladimir Poutine nourrit beaucoup de « fantasmes » en « Europe de l’ouest » : elle intrigue, elle fascine, elle déconcerte, elle passionne. Mais autant le dire tout de suite, nous n’avons connu aucun désagrément pendant notre voyage d’un mois. Nous n’en avions pas oublié pour autant que nous entrions dans un pays placé par Reporters Sans Frontières au 148 ème rang sur 180 du classement mondial de la liberté de l’information…

t-shirt poutine

Une arrivée en Russie par la Biélorussie

Nous nous étions donc préparer à passer des heures à la frontière russe pour la fouille du camping-car (c’est ce qui nous était arrivé en Ukraine d’ailleurs…), à remplir toutes sortes de formalités… Mais surprise, entrer en Russie nous aura pris 30 secondes ! Il faut dire qu’on avait mis toutes les chances de notre côté en évitant d’entrer en Russie par l‘Ukraine (nous y avons voyagé avant la Biélorussie, notamment pour réaliser un reportage sur Tchernobyl). En effet, les relations sont très tendues depuis 2014 et le rattachement de la Crimée à la Russie lors d’un référendum, non reconnu par la communauté internationale. Les combats se poursuivent toujours d’ailleurs dans le Donbass à l’est de l’Ukraine, entre forces loyalistes ukrainiennes et forces séparatistes pro-russes.

Nous avions choisi d’entrer en Russie par la République du Bélarus (Biélorussie). Mais si, souvenez-vous, ce pays « fascinant » qui partage avec nous l’amour de la patate ! C’est là que nous avions aussi assisté à une grande parade militaire à l’occasion de la fête de l’indépendance qui souligne aussi une autre émancipation, celle vis-à-vis de l’URSS en 1991. Nous ne le savions pas, mais il n’existe plus de frontière entre la Biélorussie et la Russie (mais aussi le Kazakhstan d’ailleurs) depuis 2010 et l’instauration d’accords de libre-échange. Une simple présentation de nos passeports, un tampon d’entrée (qu’il a même fallu réclamer !) et nous sommes donc passés en Russie « comme si de rien n’était ».

russie panneau

Panneau publicitaire russe : on (re)découvre l’alphabet cyrillique. 

Petite maison de campagne avec drapeau pirate et enseigne Coca Cola…

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Camping-car : quels ferrys pour la Russie ?

Depuis la France : 2 800 kms depuis Paris pour rejoindre Tallin (Estonie) où vous pourrez prendre un ferry jusqu’à Saint-Pétersbourg avec la compagnie St Peter Line.

Depuis l’Allemagne : ferrys depuis Kiel jusqu’à Klaipeda (Lituanie) avec la compagnie DFDS.

Depuis l’Europe du Nord: ferrys depuis Helsinki (Finlande) ou Stockholm (Suède) avec St Peter Line

Si vous avez prévu de vous rendre en Russie en camping-car et si vous avez le temps, profitez-en pour découvrir aussi les pays baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie) !

Visa touristique russe : 30 jours seulement !

C’est surtout en amont que les choses peuvent être contraignantes pour voyager en Russie, d’un point de vue administratif. Pour obtenir votre visa, les autorités russes vous demandent un « voucher » qui est une lettre d’invitation qui peut être délivrée par un hôtel ou une agence de voyage. Comme nous nous déplacions en camping-car, il nous a fallu passer par une agence qui nous a constitué un « programme » en guise de document. Il faut aussi savoir que le visa russe n’est valable que 30 jours et qu’il vous faudra impérativement entrer et sortir du territoire pendant  la période mentionnée sur votre passeport. Ce qui n’était pas vraiment simple lors de notre Tour d’Europe (au fait, vous avez vu notre best of ?). On se sent tout de suite moins libre en voyage lorsqu’on doit tenir des impératifs de dates ! Une fois en Russie, il ne faut pas non plus oublier de s’enregistrer dans les 7 jours à la Police de Migration ou en prenant une chambre d’hôtel (c’est ce que nous avons fait).

Moscou : le choc à tous les niveaux !

Une fois en Russie, nous avons pris la direction de Moscou, mais en faisant volontairement quelques détours par d’autres villes comme Smolensk ou des petits villages pour appréhender au mieux la « province russe ». On parle souvent de la Russie par le spectre de ces deux grandes villes, Moscou et Saint-Pétersbourg mais la Russie ne peut être résumée à cela, bien au contraire, et c’est ce que nous voulions voir. Hors des sentiers battus, on découvre des routes dans un état délabré, tout comme les logements, vieillissant, sinistres. Et quand nous sommes arrivés aux portes de la capitale – qui compte plus de 12 millions d’habitants – comment dire… c’était le grand écart !

« Moscou, ce n’est pas la Russie », nous avait-on dit déjà, et on comprend mieux. La ville et sa région produise près de 30 % du PIB de la Fédération de Russie pour environ 10 % de la population. Moscou, peuplée de 12 millions d’habitants est classée au top 5 du nombre de milliardaires ! Les disparités sont donc énormes et pour tout dire, ce fut pour nous, un sacré choc à tous niveaux. Depuis des mois, nous traversons des pays vraiment pauvres dans l’ensemble comme la Moldavie par exemple là où un milliard de dollars a disparu des banques… Mais le constat est le même partout. Pas vraiment de  » juste » milieu : ceux qui réussissent sont très riches, et les autres, très pauvres. 

moscou stade coupe du monde

Le stade Loujniki de Moscou (en travaux lors de notre passage) qui accueillera la finale de la Coupe du Monde le 15 juillet 2018.

Fin de journée estivale : les Moscovites se promènent le long de la rivière Moskova.

Adieu socialisme, bonjour capitalisme !

Dans la capitale russe, le traffic routier incroyablement dense. Nombre de Moscovites préfèrent prendre leur voiture, souvent des gros 4x4 ou des grosses berlines plutôt que le métro, quitte à être bloqués dans les bouchons… Autant dire qu’en camping-car, nous ne sommes pas allés nous aventurer dans le centre-ville. Quelques kilomètres au ralenti sur l’anneau périphérique nous ont suffit pour comprendre. Il nous fallait trouver un moyen pratique de garer notre véhicule. Nous avons finalement trouvé, pas très loin du Musée de l’Espace, une place en-dessous d’un… pont routier.  Oui, on adore le glamour ! D’ailleurs, écoutez voir cette belle mélodie ici. Un seul avantage : situé pas très loin d’un métro. Nous avons complété avec des nuits en logements : merci AirBnB ! En voyage, combien de fois nous sommes-nous dits avec humour :  » le capitalisme nous sauve la vie ! « . McDonald’s pour avoir du Wifi et de l’électricité, Lidl pour avoir du bon pain…

Ah oui, parce qu’on ne vous a pas dit, ne vous attendez pas à être plongés dans une ville l’époque socialiste de l’URSS. Les statues des anciens dirigeant socialistes (Lénine, Staline…) sont remisées dans le parc des statues déchues. C’est surtout les impressionnants bâtiments construits sous Staline qui témoignent de cette époque mais sinon, Moscou, c’est une ville on ne peut plus capitaliste. La « jeunesse dorée » a notre âge et elle roule en berline ! L’ opulence se côtoie partout en centre-ville dans les magasins de luxe, les galeries commerciales… Pour « connaître » l’autre réalité, il faut ressortir de cette « bulle », en périphérie pour voir où vit le moscovite moyen. Dans des quartiers où s’amassent la main d’oeuvre étrangère, les retraités démunis et tous ceux qui n’ont pas réussi la transition vers l’économie de marché après la chute de l’URSS.

Nos 5 coups de coeur à Moscou

  • le théâtre Bolchoï. Oui, on a eu cette chance : assister à un ballet dans ce lieu prestigieux de Moscou ! Et d’ailleurs, ce n’était pas  prévu initialement. Il faut normalement prévoir longtemps à l’avance, ce qui n’était pas vraiment dans nos plans, alors nous avons laissé faire le destin et obtenu, au hasard d’une balade, des places au … « marché noir ». Han, pas bien ! Bon oui, ce n’est pas vraiment légal, mais on ne reviendra pas à Moscou de si tôt ! L’occasion était trop belle, le prix intéressant – une vingtaine d’euros par personne – pour assister au spectacle « Jewels » (un ballet en trois parties mettant en avant les oeuvres de Fauré, Stravinski et Tchaïkovski). On en a encore des frissons… Ah oui au fait, pour briller en société : bolchoï, ça veut dire  » grand  » en russe.
  • le Kremlin : on ne pouvait pas passer à côté de cette « forteresse » (c’est ce que signifie kremlin en russe), de ce siège mythique du pouvoir russe depuis des siècles et des siècles ! Lieu politique et religieux, les tsars s’y faisaient couronner, et c’est bien sûr ici que réside, Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie. Les bâtiments « politiques » ne se visitent pas. Ce sont les voitures aux vitres teintées et l’important dispositif de sécurité qui nous rappellent la haute importance du lieu en ce domaine. Soyons francs, il faudra prendre son mal en patience dans les différentes files d’attente de touristes car le Kremlin, c’est 7 palais, 3 cathédrales et 2 églises. Et tenez-vous bien chez Vladimir, si vous ne voulez pas vous faire réprimander à coups de sifflets lorsque vous quittez de quelques pas les passages pour piétons…. Profitez-en ensuite, pour découvrir la Place Rouge, si possible à la tombée de la nuit pour vivre comme nous, un vrai rêve éveillé !
  • les Sept soeurs de Staline. Vous ne pouvez pas les manquer ! Ces grandes soeurs dominent fièrement la capitale russe. Encore marqués du sceau soviétique, ces anciens bâtiments nous ont fasciné par leur architecture. Voici la liste de ces gratte-ciels staliniens : les hôtels Ukraine et Leningrad, le ministère des affaires étrangères, le ministère soviétique de l’industrie lourde, les immeubles d’habitation de la berge Kotelnitcheskaïa, la place Koudrinskaïa et l’université Lomonosov.
  • le Café Pouchkine. Nous avons pris au mot Gilbert Bécaud dans sa chanson Nathalie et «  nous sommes allés au Café Pouchkine… boire un chocolat  » ! À quelques mètres du métro Pouckinskaya, sur le boulevard Teskoy, c’est là que se trouve ce lieu célèbre. Il se divise en deux parties : le salon de thé, et le restaurant. Ce dernier est une pure merveille, il a pris place dans un ancien manoir de style baroque. En y pénétrant, on ne sait plus où donner de la tête, tout autour d’une coupole, de belles boiseries sculptées ornent les différents étages. Un piano à queue, de la vaisselle en argent, des serveurs en tenue d’époque, le lieu est totalement dépaysant ! Et c’est dire, on a même envie de rester de longues minutes aux toilettes en porcelaine tellement elles sont magnifiques. Le salon de thé, lui est plus sobre pour le coup, mais l’ambiance plus intimiste avec un personnel en tenue de servante qui rend le lieu à la fois délicat et prestigieux. Et le chocolat chaud, vous allez nous demander ? On l’a goûté, bien entendu ! Son prix lui aussi est luxueux, mais il est vraiment délicieux, par contre les pâtisseries ne rivalisent pas avec la pâtisserie française. Mais au fait, vous saviez que le café Pouchkine n’existait pas au temps de Bécaud ?
  • les nuits blanches. Moscou, c’est des hivers longs et rigoureux qui commencent à partir d’octobre et qui s’étalent jusqu’en avril avec des température moyenne de -20 degrés ! Alors forcément quand l’été revient c’est une vraie libération pour la population moscovite qui prend d’assaut les bords des quais pour des balades et pour faire la fête jusque très tard dans la nuit, ou plutôt tôt le matin, enfin on ne sait plus très bien car vue la position géographique, le soleil ne disparait que 4 à 5 heures derrière l’horizon. À Moscou quelque soit vos goûts, musicaux, votre manière de faire la fête et votre âge, c’est impossible de ne pas trouver chaussure à son pied, tellement il y a d’ambiances différentes. Alors naturellement ce qui prend le dessus ici, c’est le côté bling-bling de la jeunesse dorée moscovite qui s’exhibe à bord de leur gros 4 x 4 avant d’entrer dans les boîtes de nuits hyper branchés de la capitale. Mais il y a aussi une jeunesse plus modeste qui se rejoint dans les parcs et qui vide quelque canettes de bières ou de vodka dans une ambiance franchement bon enfant (on a testé jusqu’au petit matin avec un jeune originaire de Crimée) !

Camping-car : notre bon plan camping à Moscou !

Ne vous aventurez en aucun cas dans le centre-ville de Moscou en camping-car. Installez-vous plutôt au Camping Sokolniki auquel nous nous sommes arrêtés quelques jours pour effectuer nos services (enfin !) et laver notre linge (l’éternel embarras !). Il est excentré donc c’est assez compliqué de rejoindre le centre (il faut prendre un train puis un métro), mais il est parfait pour se mettre un peu « au vert » car situé tout près d’un grand parc forestier où on a même croisé un élan en faisant notre footing (véridique !).

    • Prix : 24 € pour 2 adultes avec électricité. Wifi et machine à laver / sèche-linge en supplément.

Entre Moscou et Saint-Pétersbourg : une campagne pauvre

Nous quittons Moscou cette ville immense ! Si vous n’y restez qu’une semaine comme c’était notre cas, priorisez bien ce que vous voulez voir en essayant de regrouper par quartiers, car vous rendrez vite compte que les distances à parcourir sont énormes et les différentes connexions en transport en commun prennent du temps. Direction Saint Pétersbourg maintenant. Un peu plus de 700 kms séparent ces deux villes « rivales », que tout oppose puisque la deuxième est située tout à l’ouest du pays et promet d’être beaucoup plus occidentalisée.

Notre route nous a fait suivre la Volga jusqu’à Tver, puis ici et là, des étendues d’eau se succèdent notamment près du monastère d’Iver où nous avons été plongé dans un dimanche typique à la russe, entre office religieux, baignade et pique-nique. Mais à vrai dire sortis de ces quelques petits points d’intérêts, il n’y a pas vraiment grand chose à « voir » si ce n’est les contrastes justement, puisque nous découvrons de nouveau une campagne pauvre, aux maisons en bois – parfois égayés de peintures colorées – et des moyennes villes plutôt tristes où se sont les barres d’immeubles délabrés de style soviétiques qui dominent une fois sortis des centre-villes où l’on trouve, c’est vrai, quelques bâtiments un peu plus pimpant. Notre parcours est aussi jalonné de datchas (ça nous a rappelé celle que nous avons découverte en Biélorussie) plus ou moins vétustes qui contrastent avec le clinquant des églises aux bulbes dorés…

Autour de Saint-Pétersbourg : le coeur du Tsar système !

Il faut monter jusqu’à la ville de Novgorod pour découvrir un site digne d’intérêt puisque c’est – selon un document daté du XIXe siècle – l’une de plus anciennes cité russe. À cette époque, située sur l’ancienne route commerciale entre l’Asie centrale et l’Europe du Nord, Novgorod était la première capitale de la Russie. Beaucoup de bâtiments ont été détruits lors de la seconde guerre mondiale, mais la ville a été progressivement restaurée et aujourd’hui plusieurs de ses monuments sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. On peut se balader à l’intérieur de l’enceinte du Kremlin (vous suivez ?), poursuivre en enjambant la rivière Volkhov et découvrir ainsi de nombreuses églises et monastères, certaines nouvellement pimpantes, d’autres en ruine. Un grand bateau à trois mâts reconvertis en hôtel-restaurant donne un point de vue parfait sur la cathédrale Sainte-Sophie et sur ses bulbes jaunes et gris dorés : parfait pour regarder tranquillement le soleil s’y coucher et les colorer en rouge-oranger.

En s’approchant de Saint-Pétersbourg, la campagne devient plus riche. On trouve déjà des datchas d’un autre niveau, bien barricadées et bien gardées aussi. La Russie des Tsars est proche. Au XVIIIe siècle, ceux-ci avaient la folie des grandeurs. Il firent construire des domaines, des châteaux et des parcs incroyables. Le premier que nous avons visité est celui de Pavlosk, situé à 26 kilomètres de Saint Pétersbourg, construit entre 1782 et 1786 par Catherine II. Elle est probablement, après Pierre le Grand – qui a bâti quant à lui la ville de Saint Petersbourg -, la tsarine la plus marquante de l’histoire de Russie. Le palais impérial enferme plusieurs oeuvres d’art, mais ce qui est encore plus marquant, c’est le parc de Pavlosk. Un jardin à l’anglaise doté de 600 hectares de bois et de lacs qui ne méritent pas moins d’une après-midi pour les découvrir.

Le second est à Tsarkoie Selo (littéralement village du Tsar) aussi connu sous le nom de Pushkine, du nom du célèbre poète russe. Ce dernier y a séjourné et y possédait une datcha. Il y a écrit de nombreux poèmes. Plus qu’un village, c’est un domaine impérial impressionnant qui renferme notamment le palais de Catherine I (la seconde femme de Pierre-le-Grand) ainsi que le palais d’Alexandre. Comme on peut l’imaginer ça se bouscule aux portillons pour visiter les lieux…

Le palais de Peterhof : notre endroit préféré en Russie !

Puis il y a Peterhof, le « Versailles de Russie » construit par Pierre-le-Grand (toujours lui, décidément !) à la fin du XVIIe siècle. Ce fut juste grandiose ! Des milliers de visiteurs du monde entier s’y pressent aujourd’hui. On avoue avoir été freiné dans notre élan, lorsque l’on a vu les centaines de cars touristiques stationnés tout le long de la route qui y mène. Mais on a pris notre mal en patience et on a bien fait : c’est l’un de nos endroits préférés en Russie.

Alors verdict, Saint-Pétersbourg ou Moscou ?

Saint-Pétersbourg, c’est la deuxième ville russe avec plus de 5 millions d’habitants. Pierre-le-Grand lui donna forme en 1703 désirant lui donner des attributs d’une ville européenne. Ainsi, parmi tous les noms qu’elle aura porté à travers les époques traversées : Petrorad, Leningrad, Saint Pétersbourg était née pour être la fenêtre sur l’Europe. On peut même se demander d’ailleurs parfois ce qu’il y a de russe ici et c’est sans doute pourquoi on nous a souvent répété dans les pays de l’Est que Saint-Pétersbourg était bien plus belle que Moscou… Résultat des courses ? Nous avons préféré Moscou ! (Ahlala, il faut toujours qu’on ne fasse pas comme les autres). Sans doute par exotisme ? En réalité les deux ne sont pas comparables. Ni en terme de situation, ni son allure, ni  » ses gens », (qui ne sont pas plus « ouverts » que les Moscovites, ça, c’est définitivement une légende urbaine) Saint-Pétersbourg est juste plus … « occidentale » et on y parle plus facilement anglais (et ça, ce n’est pas négligeable !).

Rien à voir donc avec les gigantesques bâtiments moscovites de types staliniens. La période soviétique n’y aura rien changé. La ville regorge de palais, de musées, de dorures. En la parcourant, on comprend les désirs des tsars et tsarines qui y ont régné : en mettre plein la vue. Il y a tout au centre pour le satisfaire, des très bons restaurants et cafés, des galeries commerciales, des magasins le long de la perspective Nevski (4,5 kms !), colonne vertébrale de la ville, des cathédrales, le musée de l’Ermitage, la forteresse Saint Pierre et Paul, le théâtre Marinsky, des dédales de canaux… Saint-Pétersbourg c’est aussi des nuits blanches estivales, (voir des débauches estivales, c’est selon les points de vues).

Camping-car : notre bon plan stationnement à Saint-Pétersbourg !

La circulation y est moins difficile qu’à Moscou mais pour trouver un endroit pratique et pas trop onéreux, c’est une autre paire de manche. Les possibilités actuellement pour les camping-caristes : le parking de la Maison de la culture et un autre parking proche du métro, mais il faut débourser entre 20 et 30 euros par nuit et ce n’est pas le grand luxe. Et comme on aime les défis, alors, on a voulu trouver une meilleure alternative. Et nous y sommes arrivés (bon, après plusieurs tours gratuits on l’avoue !) : un parking longue durée, à côté de la gare, et du métro, plutôt au calme, pas cher et tenu, en prime, par un sympathique gardien du nom d’Anatoli avec qui nous avons échangé quelques banalités ponctuées de sourires grâce à notre ami « Google traduction ». Le meilleur plan pour visiter Saint-Pétersbourg ! Bon, ça reste un parking, hein ! 😉

Mauvaise idée : été = tourisme de masse !

À Saint-Pétersbourg – comme dans d’autres villes européennes d’ailleurs – le tourisme de masse gâche tout : les canaux justement deviennent des autoroutes à bateaux et il faut boucher vos écoutilles pour ne pas subir les annonces des tours opérateurs crachées dans des microphones, sans parler de la pollution… On repart donc en se disant que ce fut une mauvaise idée que de visiter cette ville en plein été et que l’activité touristique quand elle est pratiquée à outrance, est un cauchemar, mais ça on le savait depuis longtemps, on en avait juste été épargné un temps ! Du coup le charme de Saint-Pétersbourg – bien que certain – n’a pas vraiment opéré sur nous ! Qui sait, un jour on essayera en hiver par moins 40 degrés !

Nous quittons la Russie en effectuant une dernière étape à Vyborg, ville médiévale, à cheval entre les cultures scandinave et russe, où trône encore une statue de Lénine. Le passage de la frontière s’est fait sans encombre. La douane russe nous tamponne notre passeport. Nous sortons  de la Fédération de Russie Tout est en ordre ! À peine changé de pays que le paysage change radicalement, la nature est omniprésente, les forêt les lacs nous ouvre la route. Nous sommes en Finlande et c’est le début d’un tout autre voyage

Pauline & Simon  P.S : Notre article contient quelques liens d’affiliation. C’est-à-dire que si vous passer une commande par ce biais, nous toucherons une petite commission (sans surcoût pour vous) qui sera reversée à notre association Péripléties – Voyages & Reportages. Alors n’hésitez pas, c’est aussi une manière de nous aider à vous partager de nouvelles découvertes ! 😉

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