Notre road trip en Slovénie en camping-car, van, fourgon aménagé

Des sommets des Alpes juliennes aux eaux turquoise de l’Adriatique, en passant par les vignobles de l’est et les grottes du Karst, la Slovénie est un concentré de paysages. Mais entre les prix qui grimpent et les règles strictes pour dormir en véhicule, mieux vaut bien préparer son road trip ! On vous partage notre itinéraire, nos coups de cœur, nos déceptions, les prix constatés en 2026, notre budget détaillé et nos conseils pour profiter de la Slovénie sans faire exploser la facture.

Randonneur face à un lac d'altitude sur la randonnée des Sept Lacs dans le parc national du Triglav
Face à l’un des lacs d’altitude de la randonnée des Sept Lacs

Notre bon plan pour dormir à la ferme en Slovénie

En Slovénie, impossible de passer la nuit où l’on veut. Pour éviter les campings à 40 € la nuit, on a fait la deuxième partie de notre voyage 2026 avec Schau aufs Land, un réseau de plus de 80 fermes, vignerons et producteurs slovènes qui accueillent camping-cars, vans, fourgons et tentes de toit en échange de l’achat de leurs produits. Le réseau couvre aussi l’Autriche, l’Allemagne et l’Italie.

-10 % sur votre adhésion avec le code PERIPLETIES

Pourquoi faire un road trip en Slovénie en véhicule aménagé ?

La Slovénie, c’est un pays qu’on traverse d’un bout à l’autre en à peine deux heures d’autoroute ! Et pourtant, sur ce petit territoire coincé entre l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et la Croatie, on passe de la haute montagne à la mer, puis aux collines couvertes de vignes, en quelques dizaines de kilomètres seulement. C’est juste exceptionnel !

Un matin dans les vignes à l’est, l’après-midi à traverser les montagnes, et le soir un spritz au bord de l’Adriatique en regardant des gens se baigner début octobre : c’est exactement ce qu’on a vécu, et on s’est fait la réflexion que peu de pays au monde offrent une telle variété dans un si petit périmètre. On la surnomme parfois « la petite Suisse des Balkans », mais elle a une âme bien à elle.

Sur le littoral slovène, à Isola.

La Slovénie en camping-car : notre premier voyage en 2016

Notre premier voyage en Slovénie remonte à mars 2016, au tout début de notre tour d’Europe en camping-car. En une dizaine de jours, nous avions parcouru le pays en boucle, de la côte adriatique aux grottes du Karst, en passant par Ljubljana, Bled et Bohinj. Mais les montagnes du Triglav étaient encore sous la neige. Nous nous étions promis de revenir pour explorer leurs sentiers.

Dix ans plus tard, à l’automne 2026, nous avons donc repris la route, cette fois en voiture électrique avec une tente de toit. Fin septembre et début octobre, nous avons enfin pu découvrir la vallée de la Soča et randonner dans le massif du Triglav, tout en explorant une autre facette du pays, à l’est, autour de Maribor, Ptuj et des vignobles. Deux véhicules, deux saisons, deux regards sur la Slovénie : nous avons réuni ces deux voyages en un itinéraire d’environ 15 jours, du col de Vršič jusqu’à la mer. Cette fois, notre camping-car Swinguy est resté au garage !

Camping-car Péripléties près du lac de Cerknica en Slovénie en 2016
Notre camping-car en mars 2016, près du lac de Cerknica

Pas de camping-car ? Vous pouvez en louer un en Slovénie, entre particuliers, sur Yescapa :

La Slovénie en voiture aménagée avec tente de toit : notre voyage et circuit en 2026

Vu le prix du gazole et la météo encore au beau fixe, on est partis avec notre petite citadine électrique aménagée : cuisine et malle de camping dans le coffre, lit dans la tente de toit, et Ulysse, notre chien, sur la banquette arrière. On pensait que ce petit gabarit nous ouvrirait plus facilement les portes des spots. On verra que la Slovénie en a décidé autrement.

Ce guide réunit les deux voyages : dix ans d’écart, deux véhicules, deux saisons, et une seule envie, vous donner le circuit le plus complet possible.

Tente de toit dépliée sur une voiture électrique dans un pré en Slovénie
La tente de toit déployée : notre chambre pendant tout le voyage

Notre itinéraire en Slovénie : 15 jours, environ 800 km (faisable en 10 jours)

On vous propose une grande boucle qui entre en Slovénie par le nord-ouest. Attention, le col de Vršič (voir plus bas) peut être fermé à partir de la fin octobre jusqu’au mois d’avril, pour cause de neige. Dans ce cas, il faudra contourner par l’Italie pour rejoindre la vallée de la Soča. Ensuite cet itinéraire s’attarde dans la vallée de la Soča et le parc naturel du Triglav, puis file vers l’est et ses vignobles, redescend par le Karst et ses grottes, et termine au bord de l’Adriatique, sur le littoral slovène. Comptez environ 15 jours. Mais, si vous avez moins de temps, ce circuit est faisable en 10 jours. Il vous faudra alors peut-être privilégier les autoroutes (ce que nous n’avons pas fait), et renoncer à certaines visites ou randonnées.

Itinéraire en 1 semaine en Slovénie

Moins de temps ? En une semaine, choisissez quelques étapes au nord-ouest et un peu du littoral. L’Est est certes moins scénique, avec des reliefs moins marqués que dans le nord-ouest et la région du Triglav. Cependant, c’est là qu’on a trouvé la Slovénie restée la plus authentique, et aussi la moins chère. Car les prix ont grandement augmenté depuis le Covid.

Envie de suivre notre itinéraire pas à pas ?

On a rassemblé le circuit dans un guide pratique à télécharger et à imprimer : chaque jour avec ses kilomètres, les campings recommandés à proximité, les aires et étapes où nous avons dormi avec leur tarif, nos restaurants coups de cœur, notre budget, et toutes les infos pratiques (vignette, recharge, règles de stationnement, check-list). Tout dans un seul document, à garder dans la boîte à gants, pour voyager sans stress et vous laisser guider.

Le nord-ouest de la Slovénie (Haute-Carniole) : Soča, Triglav, Bohinj et Bled

C’est par là que nous avons commencé. La Slovénie des cartes postales, celle qui correspond géographiquement à la Haute-Carniole (Gorenjska en slovène). Celle que tout voyageur a en tête en pensant à la Slovénie.

Le lac de Bled et son île, le lac de Bohinj, les sommets du Triglav (la montagne qui figure sur le drapeau slovène, à 2 864 m), les alpages parsemés de petits chalets de bois (planina), et la Soča qui file entre les rochers. Les Slovènes y sont très attachés : on dit même qu’on n’est pas vraiment Slovène tant qu’on n’a pas gravi le Triglav !

Sommets enneigés des Alpes juliennes en Slovénie
Les Alpes juliennes, encore enneigées lors de notre premier voyage en mars 2016

Le col de Vršič, la plus belle porte d’entrée en Slovénie

Nous sommes arrivés par l’Autriche. Juste avant Villach, on a embarqué la voiture sur le train autos du tunnel des Tauern, entre Böckstein et Mallnitz, une expérience en soi !

Puis nous sommes entrés en Slovénie par Kranjska Gora pour attaquer le col de Vršič. À 1 611 m, c’est le plus haut col routier du pays et l’une de ses plus belles routes : une cinquantaine de lacets, dont une partie pavée, qui basculent directement dans la vallée de la Soča en plein parc du Triglav.

Avec une petite voiture, c’est un régal. Avec un grand camping-car ou une caravane, c’est plus sportif : renseignez-vous sur les restrictions avant de vous y engager. Le col est fermé une partie de l’hiver, et la neige peut traîner sur ses routes étroites jusqu’au printemps.

Smartphone avec GPS fixé au tableau de bord de la voiture
Sur la route, en privilégiant le réseau secondaire

Où dormir dans la vallée de la Soča ?

Inutile de chercher à bivouaquer dans les environs : c’est interdit, très surveillé, et les amendes sont salées (jusqu’à 500 € par personne dans les communes des Alpes juliennes). On trouve plusieurs campings dans la vallée de la Soča, souvent au bord de la rivière. Mais attention au budget : même hors saison, comptez entre 40 et 50 € la nuit pour deux personnes et un véhicule, et jusqu’à 70 € et plus en saison, selon le nombre de personnes.

En plein été, ces campings sont aussi très prisés et rapidement complets. Et s’ils sont au bord des eaux de la Soča (pour certains emplacements), ils sont aussi enfermés dans les montagnes : le soleil y pointe le bout de son nez assez tard le matin. On vous conseille de pousser jusque vers Kobarid pour trouver des prix un peu moins exagérés.

Église Saint-Antoine et ossuaire italien de Kobarid dans la vallée de la Soča
L’ossuaire italien de Kobarid, qui domine la ville

La vallée de la Soča et ses eaux émeraude

Quand on voyait des photos sur les blogs, on pensait que la Soča était retouchée pour avoir ce bleu-vert éclatant. On peut vous assurer que ce n’est pas le cas. Même par temps couvert, l’eau est d’un bleu émeraude presque irréel, et avec un rayon de soleil dessus, c’est saisissant. Les gorges de la Soča nous ont scotchés. La vallée se prête aux randonnées, et les plus sportifs y font du rafting et du kayak.

Cascades et sites naturels de la vallée de la Soča

Plusieurs sites naturels emblématiques sont à découvrir dans la vallée, notamment les cascades de Virje, de Kozjak et de Boka, parmi les plus connues de Slovénie. À savoir : les parkings à proximité des sites touristiques sont souvent payants, entre 3 et 4 € de l’heure, et il y a (trop) de monde en saison. À force d’accumuler les visites, la facture grimpe vite.

Si vous avez le budget et que marcher à la queue leu leu ne vous rebute pas, ces sites incontournables valent le détour. Mais entre les entrées et les parkings payants, mieux vaut parfois choisir un ou deux sites plutôt que de vouloir tout voir !

Les célèbres gorges de Tolmin

Plus au sud, les gorges de Tolmin font également la renommée de la région. L’entrée coûte 8 € par adulte d’octobre à mai, et 12 € de juin à septembre.

Si vous préférez sortir un peu des sentiers battus, les petites vallées alentour regorgent aussi de petites cascades, peut-être moins spectaculaires, mais aux eaux toujours aussi limpides. Il suffit parfois de s’éloigner légèrement des sites les plus fréquentés pour découvrir de ravissants coins. Tout dépend bien sûr du temps que vous avez devant vous.

Petite cascade et vasque d'eau claire dans la région de la Soča
Une des nombreuses petites cascades de la région, loin de la foule
Rocher peint d'un grand œil le long d'un sentier en forêt en Slovénie
Rencontre inattendue au détour d’un sentier : des rochers peints en pleine forêt

Si vous êtes amateur du pas de côté, la vallée de la Bača, plus confidentielle, remonte vers Bohinj. En camping-car, c’est possible, mais la route est étroite : il faudra serrer et manœuvrer en cas de croisement.

Le lac de Bohinj, notre coup de cœur

On a rejoint Bohinj par les alpages de Soriška planina, avec une pause déjeuner en altitude. Plus discret et plus sauvage que Bled, le lac de Bohinj est notre préféré. On y a même refait une photo exactement au même endroit que dix ans plus tôt : même lieu, mais avec la lumière d’automne, et la même claque !

Autour du lac, tout est fait pour limiter la circulation des voitures et préserver ce site naturel. Ces dernières années, les parkings les plus proches du lac sont devenus payants, avec des tarifs qui augmentent d’année en année, et à mesure qu’on s’en approche.

Les règles peuvent aussi restreindre l’accès aux camping-cars en été. La municipalité organise des navettes et des transports en commun pour rejoindre le lac depuis des parkings plus éloignés.

Où stationner et dormir en camping-car autour du lac de Bohinj ?

Le stationnement est strictement réglementé. Pour la journée, mieux vaut laisser son véhicule dans un parking aménagé plus éloigné, par exemple à Bohinjska Bistrica, puis rejoindre le lac en navette ou à vélo. Pour la nuit, le camping sauvage est interdit : il faut rejoindre un camping ou une aire dédiée aux camping-cars. Plusieurs solutions existent, notamment à Bohinjska Bistrica et à Srednja vas, ainsi que dans les campings Danica et Camp Bohinj.

Panneau d'interdiction de stationnement des camping-cars de 22 h à 10 h en Slovénie
Stationnement interdit aux camping-cars de 22 h à 10 h : on croise ce genre de panneau partout autour des lacs

Ce dernier est à côté du lac, mais il faut y rester trois nuits minimum en saison, deux hors saison. Attention aussi, certaines aires limitent la durée du séjour à 12 ou 24 heures : vérifiez les conditions avant de vous y installer. Le site de la municipalité recense les parkings, les aires de nuit et les navettes sur Promet Bohinj.

Randonner dans le parc national du Triglav

Le lac de Bohinj est un formidable terrain de jeu pour les amateurs de pleine nature. Beaucoup de Slovènes viennent y faire du vélo, du paddle ou partir en randonnée dans les montagnes environnantes. C’est aussi l’un des points de départ vers les sommets des Alpes juliennes, jusqu’au mont Triglav pour les plus aguerris. Pour les moins sportifs, le tour du lac ou la balade jusqu’à la cascade Savica (Slap Savica), l’une des plus célèbres de Slovénie (entrée payante), sont de belles options.

Rivière aux eaux limpides dans la forêt près de Bohinj
Une rivière aux eaux limpides, près de Bohinj

La randonnée des Sept Lacs, notre plus belle journée

Nous avions envie de voir plus grand. Au départ de l’alpage de Planina Blato, au-dessus de Stara Fužina, nous avons parcouru 21 km et 1 200 m de dénivelé positif, entre pâturages, chalets traditionnels et lacs d’altitude, dont le lac Double (Dvojno jezero). Une journée magnifique, et on l’a encore dans les jambes ! Ulysse, lui, a fait la randonnée deux fois plus vite que nous. Mais attention, c’est un chien agile : la boucle est tout à fait faisable pour un toutou habitué aux randonnées en montagne, mais vérifiez bien les chemins si votre compagnon à quatre pattes n’est pas très sportif.

Randonnée dans le Parc naturel du Triglav

Accéder au départ de la randonnée

Pour une randonnée de cette longueur, mieux vaut partir tôt et éviter de perdre du temps dans les déplacements. En automne, les journées raccourcissent vite et les températures peuvent descendre à 4 °C le soir. Avec les restrictions de circulation et les parkings éloignés, ajouter plusieurs kilomètres de marche avant même d’atteindre le départ peut vite compliquer la journée. Plusieurs options existent :

  • Emprunter la route forestière à péage vers Voje, Vogar et Planina Blato : nous avons payé 20 € pour la journée afin de rejoindre directement le parking en altitude. C’est la solution que nous a conseillée notre hôte.
  • Se garer plus bas, pour environ 3 € de l’heure, puis ajouter plusieurs kilomètres de route goudronnée avant de commencer la randonnée.
  • Dormir à proximité du départ : certains campings permettent de partir tôt sans reprendre la route le matin. Attention toutefois aux conditions de séjour : le camping que nous avions repéré imposait plusieurs nuits minimum en saison.

Notre conseil : dormir chez l’habitant près de Bohinj

Nous avons finalement choisi une autre solution : deux nuits chez l’habitant pour 270 € au total, petits déjeuners et supplément pour Ulysse (20 € par jour) compris. La Slovénie est plutôt dog friendly, mais c’est aussi l’occasion d’ajouter une petite taxe !

Franchement, nous ne l’avons pas regretté ! Un vrai lit, une douche chaude avant et après les 21 km, et surtout un hôte qui nous a donné de super conseils au petit-déjeuner. Notre programme initial nous aurait imposé 1 100 m de dénivelé dès la première heure : son conseil nous a permis de profiter d’une journée magnifique. En dormant à proximité, nous avons pu démarrer tôt, prendre un bon petit déjeuner et retrouver tout le confort nécessaire après l’effort.

Maison traditionnelle au lever du soleil près du lac de Bohinj
Au petit matin près de Bohinj, avant de partir randonner

Le lac de Bled, dix ans après

Le lac de Bled est à la Slovénie ce que le Mont-Saint-Michel est à la France ! Des eaux émeraude d’origine glaciaire, une petite île surmontée d’une église baroque, un château médiéval perché sur sa falaise, et les montagnes en toile de fond. Le décor est encore plus beau à la nuit tombée. On peut en faire le tour à pied, rejoindre l’île en barque traditionnelle (pletna), grimper sur les sentiers qui dominent le lac, ou louer un vélo électrique pour oublier les soucis de stationnement.

Car à Bled, le stationnement est le point noir. On y a vu un panneau annonçant fièrement « 3 € de l’heure, le parking le moins cher de la ville ». Oui, ailleurs, c’est 4,50 € de l’heure, et jusqu’à 6,50 € sur certains parkings. Le côté très touristique et international était déjà là en 2016, mais il s’est accentué. Il n’y a qu’un camping vraiment au bord du lac, à un prix correct (autour de 35 à 40 € la nuit), réputé excellent et souvent complet : il l’était quand on est passés. Paradoxe, les campings à deux kilomètres du lac, version « camping à la croate » avec piscine, affichent entre 70 et 90 € la nuit. Si Bled est sur votre liste, pensez à réserver.

Haute-Carniole (nord-ouest) : notre avis sur un road trip dans cette région

Ce qu’on a adoré dans cette région ? Les randonnées en montagne, les eaux aux couleurs incroyables et l’accueil des Slovènes, toujours prêts à aider sans être envahissants. On a aussi eu une chance folle avec la météo, avec un grand soleil presque tous les jours fin septembre. En contrepartie, les nuits sont fraîches en altitude : on a relevé 4 °C au réveil dans notre tente de toit. Heureusement, avec une bonne couette, ça passe !

Chalets de bergers de l'alpage de Planina Blato au-dessus de Bohinj
Les chalets de bergers au départ de la randonnée

Ce qu’on a moins aimé, en revanche, c’est la fréquentation et le budget. Le nord-ouest concentre une bonne partie des incontournables du pays, et même fin septembre, les visiteurs étaient encore nombreux. Côté tarifs, l’addition grimpe vite entre les campings, les parkings, les sites naturels payants et les péages. Les prix ont aussi fortement augmenté ces dernières années, notamment dans les restaurants, et septembre reste une période assez chère. Pour profiter de tarifs plus doux, il faut généralement attendre la mi-octobre, lorsque la basse saison commence.

Panneau interdisant le stationnement des camping-cars en forêt en Slovénie
Des panneaux comme celui-ci, on en a croisé partout

Radovljica, Škofja Loka et Ljubljana

Radovljica et Škofja Loka, sur la route de la capitale

Entre Bled et Ljubljana, il n’y a qu’une cinquantaine de kilomètres ! Radovljica, petite ville médiévale, est la capitale du miel slovène. Le long des routes de la région, vous verrez ces fameuses ruches en bois aux façades peintes de scènes populaires, et vous pourrez goûter le miel chez les apiculteurs. La région cache aussi des souterrains datant de la Seconde Guerre mondiale. Un peu plus loin, Škofja Loka et son vieux centre médiéval valent largement l’arrêt.

Ruche traditionnelle slovène aux façades peintes
Les ruches aux façades peintes, symbole de l’apiculture slovène

Ljubljana, la capitale verte

Au carrefour de toutes les régions, Ljubljana vaut vraiment l’étape pour son ambiance et sa qualité de vie. Depuis 2006, la ville a progressivement fermé son centre historique aux voitures : on la découvre à pied, à vélo, ou à bord des petits taxis électriques gratuits du centre. Les quais de la Ljubljanica, les terrasses, l’architecture de Plečnik et le château qui domine la ville : on vous raconte tout dans notre article Visiter Ljubljana à vélo, une capitale verte sans voiture.

Vue sur le centre historique de Ljubljana et son château
Ljubljana et son château, lors de notre premier voyage

Où se garer en camping-car à Ljubljana ?

Plusieurs solutions existent en périphérie pour éviter de circuler dans le centre-ville. Le P+R Dolgi most propose des emplacements dédiés aux camping-cars pour 15 € les 24 heures, avec services, et un bus vers le centre. Au nord-ouest, le P+R Stanežiče constitue une autre possibilité, tandis que le Camperpark Ljubljana propose du stationnement à 15 € par jour, sans services. Si vous souhaitez passer la nuit avec davantage de confort, des aires privées comme Ljubljana Camper Stop proposent eau, électricité et sanitaires. Certains parkings ne proposent que du stationnement en journée : pensez à vérifier les tarifs et les conditions avant votre arrivée.

À noter : lors de notre second voyage, nous ne sommes pas repassés par la capitale : nous l’avons contournée par le nord pour filer directement vers l’est.

slovenie alpes juliennes

Maribor, Ptuj et les vignobles de l’est de la Slovénie

Au bout d’une semaine dans le nord-ouest en 2026, on ne va pas y aller par quatre chemins, on a l’habitude d’être francs, et tant pis si cela déplaît : on avait un peu l’impression d’être des vaches à lait.

Alors on a fait ce qu’on vous conseille toujours : un pas de côté. Cap à l’est, vers la Basse-Styrie, la tête du poulet (vous n’aviez jamais remarqué que la Slovénie a la forme d’un poulet ?). Là, on a eu le sentiment de retrouver le pays qui nous avait séduits, il y a dix ans, par son authenticité.

Vaches dans un pré de la campagne slovène

Un autre visage du pays

Certes, les paysages sont moins grandioses que dans le Triglav. Mais l’ambiance change complètement : plus rurale, plus simple, avec un accueil plus chaleureux. On sent davantage l’héritage des Balkans dans ce pays à la croisée des influences autrichienne, hongroise et italienne. L’est est l’une des régions de Slovénie réputées pour leurs vins et leur gastronomie, et c’est aussi une région historiquement plus industrielle et ouvrière, ce qui se lit dans l’architecture, avec ses grands parcs et ses larges avenues. À Maribor, une avenue porte d’ailleurs encore le nom de Tito !

Kozolec, séchoir à foin traditionnel en bois de la campagne slovène
Un kozolec, ces séchoirs à foin en bois qu’on croise partout dans la campagne slovène

Les Slovènes de l’est se moquent gentiment de ceux de l’ouest. On nous a appris qu’en Slovénie, on traite de « Gorenjec » (habitant de la Haute-Carniole, au nord-ouest) quelqu’un qui garde un peu trop ses sous pour lui. On a souri en repensant à nos tickets de parking.

Et sur le porte-monnaie, la différence saute aux yeux. Au restaurant, un plat à 20 ou 22 € dans le nord-ouest, contre un menu du jour entrée et plat à 11 € à l’est, plus traditionnel et pas moins bon. À la boulangerie, 20 € pour deux cafés, un burek et deux pâtisseries dans le nord-ouest, contre 6 à 7 € pour l’équivalent à l’est.

Kamnik et l’alpage de Velika Planina sur la route de l’Est

Avant d’arriver à l’est, vous passerez sans doute comme nous par Kamnik, au nord de Ljubljana. C’est une étape pratique et plutôt sympathique. C’est aussi une bonne base pour découvrir Velika Planina, un magnifique alpage connu pour ses chalets traditionnels de bergers, ses vastes pâturages et ses superbes vues sur les Alpes de Kamnik et de la Savinja.

On y monte en télécabine depuis la vallée de Kamniška Bistrica, puis on continue à pied ou en télésiège. Nous n’avons pas eu le temps de nous y arrêter, mais c’est une excursion à garder en tête si vous passez dans le secteur et n’avez pas encore vu d’alpage slovène. La vallée serait l’une des plus belles de Slovénie.

Comptez environ 24 € par adulte pour la télécabine aller-retour, ou 26 à 29 € avec le télésiège, selon la saison. On peut aussi monter par une route forestière à péage, dont le tarif dépend du véhicule (12 € en voiture, 30 € en van ou en camping-car).

Celje et la campagne de Maribor

Le lendemain, on passe par Celje, troisième ville du pays, avant de rejoindre une ferme dans la campagne de Maribor. Dans cette partie de la Slovénie, on trouve des accueils à la ferme, souvent bien moins chers que les campings, même s’ils ne proposent généralement aucun service pour les véhicules aménagés.

Votre route passe par la Suisse ? Dormez aussi à la ferme

Pour rejoindre la Slovénie depuis la France, beaucoup de voyageurs traversent la Suisse, où dormir en dehors des campings est aussi très encadré. Là-bas, on a testé Place to Bee, le réseau suisse d’accueil à la ferme, sur le même principe que Schau aufs Land. On vous raconte tout dans notre avis complet sur Place to Bee.

-10 % sur votre adhésion Place to Bee avec le code PERIPLETIES

Voiture avec tente de toit dans le pré d'une ferme près de Maribor
Notre première étape à la ferme, dans la campagne de Maribor

Le soir, à la recherche d’une gostilna (une auberge slovène), on pousse la porte d’un établissement indiqué comme ouvert, mais plongé dans le noir. Après deux ou trois hésitations, on passe la tête, et on découvre que l’auberge est en fait fermée !

Surprise, le chef nous invite quand même à prendre place et nous prépare un repas, rien que pour nous ! Un habitué est là aussi, et nous voilà partis à discuter toute la soirée. Il nous apprend mille choses sur le pays. C’est exactement pour ce genre de moments de partage qu’on aime voyager !

Simon et Pauline au restaurant dans une auberge de l'est de la Slovénie
Un dîner improvisé, qui s’est transformé en longue soirée

Si vous passez dans les environs de Maribor, on vous recommande vraiment cette auberge. Il s’agit de la Gostilna Vernik, à Ruše. Une adresse un peu plus chère que les auberges traditionnelles, car elle revisite les plats locaux dans une approche gastronomique : comptez environ 80 € pour deux. Mais l’expérience vaut le détour : au-delà de l’assiette, nous avons surtout été touchés par ce lieu et par la générosité des personnes qui nous ont accueillis. Et pour ceux qui voyagent en camping-car, il y a même une aire gratuite à proximité.

Maribor, notre coup de cœur urbain

Grand-place de Maribor et sa colonne de la peste
La grand-place de Maribor et sa colonne de la peste

Deuxième ville du pays, Maribor est une ville étudiante, dynamique, entourée de nature, de vignes et de collines. On a aimé prendre un peu de hauteur sur les collines viticoles qui la surplombent, flâner dans son centre historique, puis rejoindre les quais de la Drave.

En Slovénie, il existe un concept plutôt original : les fontana, des fontaines qui permettent de déguster des boissons locales. Près de Celje, à Žalec, on trouve ainsi une fontaine à bière, tandis que dans les environs de Maribor, ce sont les fontaines à vin qui mettent les productions régionales à l’honneur.

Voiture avec tente de toit dans les vignes au coucher du soleil dans l'est de la Slovénie
Coucher de soleil sur les vignes, lors d’une étape chez un producteur de l’est

La fontaine à vin de Kapela et les collines de Prlekija

Nous avons choisi de pousser un peu plus à l’est, jusqu’à Kapela, dans les collines viticoles de Prlekija, pour nous enfoncer encore un peu plus dans la « tête du poulet » ! Là-bas, la fontaine à vin permet de déguster les vins locaux face aux vignes, avec une superbe vue sur la campagne environnante. Une étape originale pour découvrir une autre facette de la Slovénie, loin des sites les plus fréquentés.

Ptuj, l’une des plus anciennes villes de Slovénie

Nous avons ensuite rejoint Ptuj, l’une des plus anciennes villes du pays. Son centre historique médiéval, dominé par le château et ses toits de tuiles rouges, est particulièrement agréable à découvrir. Nous l’avons visitée de nuit, ce qui lui donnait une ambiance vraiment particulière. La ville est petite et se parcourt facilement à pied. Pour dîner, nous nous sommes installés à la Gostilna Amadeus, en plein centre historique, pour goûter à la cuisine traditionnelle de Basse-Styrie.

Žalec et sa fontaine à bière, sur la route du Karst

Château de Ptuj

Sur la route du retour vers l’ouest, arrêt à Žalec, près de Celje, dans la vallée de la Savinja, le pays du houblon. Au cœur d’un parc, sa fontaine à bière fête ses dix ans en 2026 et propose une trentaine de bières artisanales slovènes pendant la saison (de fin mars à l’automne). C’est la plus longue étape de la boucle : on contourne ensuite Ljubljana pour rejoindre le Karst et Cerknica ou, si le cœur vous en dit, explorer le sud, la région où l’on peut observer des ours ! Nous l’avons parcourue trop rapidement pour vous la conseiller en détail : ce sera pour un prochain périple en Slovénie.

Les fontaines à vin et à bière : une expérience typiquement slovène

C’est l’activité qu’on aimerait voir arriver en France. Le principe des fontana : vous achetez un verre, équipé d’une puce ou d’un QR code (ou accompagné d’un ticket), qui vous donne droit à plusieurs dégustations en libre-service, environ 5 cl pour le vin et 10 cl pour la bière. Vous goûtez à votre rythme, dans un beau cadre, puis vous allez directement chez le producteur dont le vin vous a plu. En plus de Žalec et Kapela, on en trouve une près de Maribor, à Vodole, et une sur la côte, à Marezige. Autre façon de découvrir les vins et les produits du terroir : dormir directement chez les producteurs. C’est ce qu’on a fait pendant la partie est du voyage, on vous en parle plus bas.

Le Karst, ses grottes et ses légendes

La “Carniole intérieure” abrite le plus important relief karstique de Slovénie. C’est d’ailleurs cette région calcaire du « Kras », entre l’Italie, la Slovénie et la Croatie, qui a donné son nom à ce type de paysage, façonné par l’eau qui creuse la roche. Ici, les paysages les plus spectaculaires se cachent souvent sous terre. On a découvert le Karst lors de notre premier voyage, en 2016, et c’est l’une des régions qui nous ont le plus marqués.

Château de Predjama construit dans une falaise en Slovénie
Le château de Predjama, encastré dans sa falaise

L’avantage, c’est que tout est proche : une quarantaine de kilomètres séparent par exemple le lac de Cerknica du château de Predjama. Une dizaine seulement entre Predjama et les grottes de Postojna, puis il faut compter une petite demi-heure de route jusqu’aux grottes de Škocjan. Ainsi en deux jours, on enchaîne un lac qui disparaît, un château accroché à une falaise et deux des plus belles grottes d’Europe, sans jamais passer plus d’une heure au volant.

Le lac de Cerknica, le lac qui disparaît

On commence par une curiosité de la nature. À quelques kilomètres au sud de la ville de Cerknica, le lac (Cerkniško jezero) apparaît et disparaît au fil des saisons. Quand il est plein, il couvre jusqu’à 29 km² et attire jusqu’à 250 espèces d’oiseaux. Quelques semaines plus tard, l’eau s’est infiltrée dans le sous-sol calcaire, et l’on marche dans une prairie là où l’on aurait navigué en barque. Lors de notre passage en mars, au sortir de l’hiver, c’était une pause nature bienvenue, calme et un peu hors du temps. Les alentours se prêtent à la randonnée, au vélo et aux balades à cheval.

Lac de Cerknica, lac intermittent de Slovénie, au crépuscule
Le lac de Cerknica, en mars 2016

Les grottes de Postojna

Dix kilomètres plus loin, les grottes de Postojna sont les plus visitées du pays, avec plus de 24 km de galeries. La visite commence par un petit train qui s’enfonce sous terre, une expérience assez unique en soi, avant de continuer à pied entre stalactites, stalagmites et salles immenses. Il fait autour de 10 °C toute l’année : prévoyez une veste, même en plein été. C’est aussi là qu’on peut observer le protée, cet étrange amphibien aveugle et dépigmenté que les Slovènes surnomment le « bébé dragon ».

C’est spectaculaire, mais aussi très touristique et assez cher ! En 2026, comptez 49,90 € par adulte pour le billet combiné de la grotte de Postojna et du château de Predjama, contre 34,90 € pour la grotte seule et 24 € pour le château de Predjama…

Stalactites et galeries des grottes de Postojna
Les galeries des grottes de Postojna

Visiter Postojna et Predjama en camping-car : où stationner ?

Ainsi, la visite des deux sites peut vite représenter un budget conséquent si vous ajoutez le stationnement 3€/h en voiture.

En camping-car, deux possibilités s’offrent à vous :

  • À Postojna : une aire dédiée aux camping-cars est proposée à 25 € les 24 heures.
  • À Predjama : En 2026, il y a un parking camping-car avec un forfait journalier de 12 € (nuit non autorisée)

Si vous souhaitez visiter les deux sites dans la même journée, une navette saisonnière relie Postojna à Predjama. En 2026, elle circulait du 27 juin au 30 septembre, avec un trajet d’environ 20 minutes et un tarif de 2 € par personne et par trajet pour les visiteurs disposant d’un billet combiné.

Notre avis sur les Grottes de Postojna et le château de Predjama

Si vous ne deviez retenir qu’une seule visite, nous vous conseillerions sans hésiter le château de Predjama. C’est un site vraiment unique, dont le cadre spectaculaire vaut à lui seul le détour en Slovénie.

Vous pourrez ensuite privilégier une grotte plus confidentielle dans la région. Des grottes, nous en avons aussi de très impressionnantes en France, comme nous avons pu le découvrir lors de notre road-trip dans le Lot ou en Dordogne. Ainsi, plutôt que de consacrer un budget aussi important à Postojna, pourquoi ne pas garder cette somme pour d’autres découvertes ?

Vous remarquerez que nous sortons un peu de notre réserve, mais nous trouvons clairement les tarifs pratiqués excessifs. Cela reste évidemment une question de sensibilité et de budget : la visite demeure impressionnante et peut tout à fait plaire à ceux qui souhaitent découvrir une grotte de cette ampleur.

Les grottes de Škocjan, classées à l’Unesco

Moins fréquentées que Postojna (du moins en 2016, nous ne savons pas ce qu’il en est aujourd’hui…), les grottes de Škocjan sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, et pour nous, c’est l’un des temps forts de la Slovénie. Ici, pas de petit train : on descend à pied dans les entrailles du Karst, et on se retrouve face à un canyon souterrain vertigineux, creusé par la rivière Reka. Le moment le plus impressionnant, c’est la traversée du pont suspendu, des dizaines de mètres au-dessus du torrent qui gronde dans le noir. On se sent tout petit, presque englouti par la roche. Un décor qui ferait marcher l’imagination de n’importe qui.

Gorges de la rivière Reka aux grottes de Škocjan
Les gorges de la Reka, aux grottes de Škocjan

La visite guidée dure environ 1 h 30 à 2 heures, dans une température constante de 12 °C : prévoyez une veste et de bonnes chaussures. Côté budget, comptez entre 16 et 24 € par adulte en 2026, selon la saison. Le parking du centre d’accueil est gratuit, mais attention si vous voyagez en camping-car : le stationnement nocturne est interdit dans le parc, qu’il faut quitter avant 20 h. Il est donc préférable de prévoir son étape à l’avance.

Nous avions découvert ces grottes en 2016, hors saison, et gardons le souvenir d’une visite guidée particulièrement agréable.

Le littoral slovène, la dolce vita version slovène

En quelques kilomètres, la Slovénie change encore littéralement de visage. Des villes aux airs vénitiens, des ruelles qui invitent à flâner, des terrasses face à la mer et des vignobles dans les collines : on y retrouve une vraie douceur de vivre, presque italienne. Nous avions découvert cette côte en 2016, puis nous y sommes revenus à l’automne 2026.

Piran et son église Saint-Georges au coucher du soleil sur l'Adriatique
Piran au coucher du soleil, depuis les hauteurs

Koper et les vignes de Marezige

Avant de rejoindre la mer, prenez le temps de faire un détour par les collines de l’arrière-pays de Koper. À Marezige, une fontaine à vin permet de déguster les vins locaux, notamment le refošk et le teran. Puis direction Koper, la plus grande ville du littoral slovène.

Izola et Piran : le charme de l’Adriatique

Izola, ancien port de pêche, offre une ambiance tranquille et agréable pour se promener. Mais c’est surtout Piran qui nous a séduits. Avec ses ruelles pavées qui s’entremêlent, ses maisons colorées et ses petites places ouvertes sur la mer, elle a un charme fou. Son histoire est profondément liée à Venise, dont elle a longtemps subi l’influence.

Vous pouvez facilement consacrer deux à trois jours à cette portion du littoral, pour explorer les villes du bord de mer et prendre le temps de découvrir leur arrière-pays.

Attention toutefois, en camping-car, les déplacements et surtout le stationnement demandent un peu d’organisation, particulièrement en haute saison. À Piran, par exemple, le centre historique est largement fermé à la circulation et de nombreux parkings sont tout simplement interdits aux camping-cars. Les tarifs peuvent également être élevés : comptez jusqu’à 32 € la journée pour une voiture au parking de Fornače.

Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut anticiper et privilégier les campings ou les aires dédiées aux camping-cars à Izola ou Koper, avant de rejoindre les centres historiques à pied ou à vélo.

Début octobre, on peut encore profiter de la douceur des journées, se baigner ou simplement s’installer au bord de l’eau pour siroter un spritz. C’est ça, la Slovénie : passer des sommets alpins à l’ambiance méditerranéenne en quelques heures.

Les salines de Sečovlje : une autre facette du littoral

À quelques kilomètres de Piran, le parc naturel des salines de Sečovlje offre un tout autre décor. Ici, pas de plages ni de ruelles animées, mais de vastes marais, des oiseaux et des bassins où se perpétue une récolte du sel pratiquée depuis des siècles. Une visite intéressante pour découvrir un patrimoine façonné par l’activité humaine autant que par la nature.

Salines de Sečovlje au coucher du soleil près de Piran
Les salines de Sečovlje, à quelques kilomètres de Piran

L’entrée coûte 7 € par adulte d’avril à octobre et 6 € le reste de l’année. Un musée consacré au sel complète la visite en saison (fermé de novembre à mars).

Un road trip Slovénie-Croatie ?

Envie de prolonger le voyage ? Si vous avez une journée supplémentaire, la frontière croate est toute proche. L’arrière-pays de l’Istrie mérite alors un détour, notamment pour découvrir les villages perchés de Motovun et Grožnjan. Entre oliveraies, vignobles, truffes et petites ruelles de pierre, on prolonge encore un peu cette douceur de vivre méditerranéenne.

Village perché de Motovun dans l'Istrie croate
Motovun, village perché de l’Istrie croate

Dormir en camping-car sur la côte slovène

La côte redevient touristique et chère en saison : 35 à 70 € la nuit en camping en juillet et août, pour des établissements pas toujours à la hauteur selon les avis. Mais début octobre, la moyenne saison est bien marquée : on retrouve des aires à environ 20 € et des campings encore ouverts autour de 25 €. Encore une fois, sachez que dans les villes, le stationnement des camping-cars est très réglementé : garez-vous à l’extérieur des centres et finissez à pied ou à vélo.

Notre conseil : dans l’arrière-pays de Koper, les collines sont couvertes de vignes et d’agritourismes (turistične kmetije) qui accueillent les voyageurs, souvent avec une table où goûter les vins et les produits de la ferme, ou pour une somme de 15 à 20 €. C’est plus calme, plus authentique, et la mer reste à un quart d’heure.


Où dormir en Slovénie en van ou camping-car ?

C’est l’un des points essentiels à anticiper avant un road trip en Slovénie. Le camping sauvage est interdit et, dans les régions les plus touristiques, les possibilités de stationnement pour la nuit sont très encadrées. Entre les campings parfois chers, les aires de camping-cars et les accueils à la ferme, voici les solutions que nous avons testées et les prix constatés lors de notre voyage à l’automne 2026.

Le camping sauvage est interdit en Slovénie

En Slovénie, il ne suffit pas de trouver un joli parking au bord d’un lac ou un coin tranquille en forêt pour y passer la nuit. Le camping sauvage est interdit, que vous voyagiez en camping-car, en van, en fourgon, avec une tente de toit ou une tente classique. Il faut donc privilégier les emplacements autorisés : campings, aires de camping-cars ou accueils chez des producteurs qui acceptent les voyageurs référencés sur les applications de stationnement en camping-car.

Depuis notre premier voyage en 2016, nous avons constaté un durcissement très net sur le terrain. Dans les Alpes juliennes, autour de Bled, Bohinj et Kranjska Gora, les panneaux interdisant le camping et le stationnement nocturne sont particulièrement nombreux. Les contrôles sont également bien présents : mieux vaut ne pas compter sur une éventuelle tolérance pour passer la nuit en dehors des emplacements prévus.

Panneau interdisant le stationnement des camping-cars en forêt en Slovénie
Des panneaux comme celui-ci, on en a croisé partout

Ce qui a changé depuis notre premier voyage :

  • Une nouvelle loi sur l’ordre public, adoptée fin 2025 et en vigueur depuis début 2026, prévoit des amendes de 100 à 500 € pour le fait de passer la nuit dans un lieu non prévu à cet effet. Elle permet aussi à chaque commune de fixer ses propres règles sur le stationnement de nuit dans les véhicules. Dans les Alpes juliennes (Bohinj, Kranjska Gora, Bled et leurs voisines), les communes appliquent désormais 500 € par personne, réduits de moitié en cas de paiement rapide. Les contrôles sont réels : les gardes municipaux font une ronde le soir pour avertir, puis une autre au petit matin pour verbaliser ceux qui sont restés.

Et à l’est, dans les régions moins touristiques ?

Dans les régions moins touristiques, comme l’est du pays, nous avons trouvé davantage de solutions accessibles. Il existe notamment des aires aménagées gratuites. Mais attention : une tolérance éventuelle ne rend pas la pratique légale. En cas de contrôle, vous ne pourrez pas simplement répondre : « Je ne savais pas ! » Il semble plus probable qu’on vous demande de rejoindre un emplacement autorisé plutôt que de vous verbaliser directement, comme cela peut arriver dans le nord-ouest.

Campings et aires de camping-cars : quels prix prévoir ?

Dans le nord-ouest de la Slovénie, autour des grands sites naturels, le camping est souvent la solution la plus simple pour passer la nuit légalement. Mais le budget grimpe vite, même hors saison.

Lors de notre voyage fin septembre et début octobre 2026, voici les tarifs que nous avons constatés pour deux personnes avec une voiture et une tente de toit :

PrestationPrix constaté (fin septembre, début octobre 2026)
Emplacement véhicule5 à 10 € la nuit
Adulte15 à 20 € par personne et par nuit
Taxe de séjour1,50 à 3 € par personne et par nuit
Électricité4 à 5 € par jour
Supplément chien4 € par jour

Au total, nous avons payé entre 36 et 47 € la nuit pour deux personnes avec notre chien (souvent 4 euros par jour), sans électricité. En haute saison, prévoyez plutôt autour de 60 € par nuit, voire davantage dans les secteurs les plus prisés.

Pensez aussi à vérifier les conditions avant de réserver : certains campings limitent le nombre de chiens accueillis ou imposent un séjour minimum de deux ou trois nuits.

Les aires de camping-cars (camperstop)

Les aires de camping-cars, ou camperstops, constituent une autre possibilité. Elles sont toutefois moins nombreuses dans le nord-ouest touristique. Comptez généralement 20 € et jusqu’à 35 € la nuit dans les secteurs les plus fréquentés. À l’est, nous avons aussi découvert des aires gratuites, une bonne surprise après les premiers jours du voyage.

Dormir à la ferme : une alternative aux campings

Pour limiter les dépenses et découvrir le pays autrement, vous pouvez aussi dormir chez des agriculteurs, des vignerons ou d’autres producteurs locaux. En général, comptez entre 15 et 20 € la nuit. Vous pouvez repérer ces adresses grâce à des applications comme Park4night, Google Maps ou sur des réseaux spécialisés. C’est souvent l’alternative la plus économique aux campings dans les régions touristiques, mais attention : ces accueils proposent rarement les mêmes services. Pas forcément d’électricité, de sanitaires ni de vidange. On vient surtout pour profiter d’un cadre agréable et découvrir les producteurs locaux.

Schau aufs Land : notre bon plan pour dormir chez les producteurs en Slovénie

C’est le réseau qui a sauvé notre budget et notre voyage ! Schau aufs Land fonctionne sur le même principe que France Passion en France, Place to Bee en Suisse ou Agricamper en Italie.

En Slovénie, il référence plus de 80 exploitations et producteurs qui accueillent les voyageurs en véhicule aménagé, généralement pour une nuit et en échange de l’achat de produits locaux.

-10 % sur Schau aufs Land avec le code PERIPLETIES

On les a contactés avant la sortie de notre bilan pour obtenir une réduction pour vous : 10 % sur votre adhésion avec le code PERIPLETIES. En passant par notre lien, vous soutenez aussi Péripléties, sans aucun surcoût, et vous nous aidez à continuer de tester et de partager ces bons plans.

Nous avons particulièrement apprécié cette solution pour sortir des secteurs les plus fréquentés et maîtriser notre budget. L’application permet notamment de consulter les emplacements, les services proposés et les conditions d’accueil, y compris pour les voyageurs avec un chien. À savoir, Schau aufs Land couvre aussi l’Autriche, l’Allemagne (le sud) et l’Italie, avec plus de 900 fermes au total. Pratique quand on vient de France et que l’Autriche est elle aussi compliquée pour dormir.

Nous vous détaillerons notre expérience, le fonctionnement du réseau et les différentes formules dans un article dédié.

Feu de camp devant une tente de toit lors d'une étape à la ferme
Soirée au coin du feu lors d’une étape à la ferme, sur la route vers la Slovénie

Combien coûte un road trip en Slovénie ? Notre budget réel

Quel budget prévoir sur place ?

Vous l’aurez compris, la Slovénie n’est pas forcément une destination bon marché, surtout dans les secteurs les plus touristiques. Voici quelques repères issus de notre voyage fin septembre et début octobre 2026, pour vous aider à préparer votre budget.

Dans le nord-ouest (Bled, Bohinj, vallée de la Soča)

  • Camping : environ 40 € la nuit pour deux, avec notre voiture et notre tente de toit
  • Restaurant : environ 57 € par jour pour deux
  • Visite d’un site naturel payant : prévoyez 10 à 15 € par personne selon le site
  • Parking : souvent plusieurs euros de l’heure, jusqu’à 6,50 € de l’heure à Bled sur certains parkings

Dans l’est et les secteurs moins touristiques

  • Camping : autour de 30 à 35 € la nuit pour deux
  • Restaurant : environ 38 € par jour pour deux
  • Étape à la ferme : comptez autour de 20 € en moyenne selon le réseau et les conditions d’accueil
  • Dégustation de vin : environ 9 € par personne
  • Parking : des tarifs plus abordables, autour de 1,50 € de l’heure dans certains endroits
Vaches dans un pré de la campagne slovène

Ces montants restent des ordres de grandeur : les prix varient selon la saison, les établissements et les lieux visités. Sur le littoral, notamment à Piran, certains parkings peuvent coûter bien plus cher que 1,50 € de l’heure

Notre budget pour deux semaines en 2026

Comme à chaque voyage, on vous partage nos dépenses à partir de notre application de suivi. Nous avons voyagé du 24 septembre au 7 octobre 2026, à deux adultes avec notre chien, en voiture électrique et tente de toit. Le trajet aller-retour depuis la France n’est pas compris.

Total : 1 700 € pour 14 jours sur place, soit environ 121 € par jour pour deux.

À propos du budget :

Quelques précisions pour bien comprendre ces chiffres :

  • Nous nous sommes fait plaisir au restaurant. Pour nous, découvrir la cuisine locale et prolonger les soirées au restaurant fait partie du voyage. C’était aussi appréciable avec notre tente de toit !
  • Nous avons privilégié les randonnées aux activités payantes. Nous avions déjà visité les grottes lors de notre premier voyage en 2016. Cette fois, nos principales dépenses de loisirs ont donc été les restaurants et quelques dégustations.
  • La voiture électrique nous a permis de limiter le budget déplacements. Nos recharges nous ont coûté environ 35 € pour près de 900 km parcourus en Slovénie, grâce à notre abonnement Ionity Power et aux recharges lentes effectuées pendant certaines étapes. Nous vous expliquons notre stratégie plus bas dans l’article.

Sur la route : vignette, péages, carburant et recharge électrique

La vignette d’autoroute slovène est obligatoire sur les autoroutes et voies rapides indiquées. Elle est uniquement électronique (e-vinjeta), liée à votre plaque, et s’achète en ligne sur le site officiel de DARS ou en station. Vous pouvez vous contenter du réseau secondaire, mais ne vous avisez pas d’emprunter la moindre portion d’autoroute sans vignette : vous seriez verbalisé. Lors de nos deux voyages, on a beaucoup roulé sur le réseau secondaire. Ça se fait très bien, les routes sont bonnes, et c’est beaucoup plus agréable. Nous l’avons pris seulement au retour de l’est pour gagner le littoral plus rapidement.

Smartphone avec GPS fixé au tableau de bord de la voiture
Sur la route, en privilégiant le réseau secondaire
Vignette (catégorie 2A, véhicules jusqu’à 3,5 t)Prix 2026
7 jours16 €
1 mois32 €
1 an117,50 €

À savoir :

  • Le prix est le même pour une voiture et pour un camping-car de moins de 3,5 t, quelle que soit sa hauteur, tant que l’aménagement est fixe et homologué. Gardez une copie de la carte grise ou du certificat d’aménagement.
  • Au-dessus de 3,5 t, pas de vignette : c’est le péage électronique DarsGo, avec un boîtier à installer. Attention donc si votre camping-car dépasse 3,5 t.
  • La vignette 7 jours couvre 7 jours calendaires. Pour un séjour de deux semaines ou plus, il faut la vignette mensuelle si vous prenez l’autoroute au début et à la fin.
  • Achetez-la sur le site officiel : les revendeurs en ligne facturent souvent des frais en plus.

Péages, routes de montagne et gabarit

Il y a peu de routes à péage en dehors des autoroutes, mais quelques routes d’accès aux alpages sont payantes, comme celle de Planina Blato au-dessus de Bohinj (20 € la journée) ou celle de Velika Planina. Dans le Triglav, les routes de montagne sont étroites et les petits parkings vite saturés : avec un grand camping-car, privilégiez les navettes au départ des parkings relais.

Barrière d'une route à péage d'accès aux alpages un matin de brouillard
Un matin de brouillard, au départ d’une route à péage vers les alpages

En 2016, notre petit camping-car est passé partout sur le circuit, mais certaines routes de montagne et certains petits villages demandent de l’attention : vérifiez les dimensions des parkings avant de vous y engager.

Code de la route : l’essentiel

  • Limitations de vitesse : 50 km/h en agglomération, 90 km/h sur route, 110 km/h sur voie rapide et 130 km/h sur autoroute, sauf indication contraire. Attention, les limites peuvent être différentes pour les camping-cars de plus de 3,5 tonnes.
  • Feux : les feux de croisement ou feux de circulation diurne doivent être allumés de jour comme de nuit.
  • Alcool : 0,5 ‰ maximum pour la plupart des conducteurs, mais tolérance zéro pour les conducteurs novices et les professionnels concernés.
  • Équipements hiver : obligatoires du 15 novembre au 15 mars, et également en cas de conditions hivernales en dehors de cette période. Pour les véhicules jusqu’à 3,5 tonnes, prévoyez des pneus hiver sur les quatre roues ou des pneus été avec des chaînes à neige à bord. Vérifiez les exigences spécifiques si vous voyagez en camping-car de plus de 3,5 tonnes.

Voyager en Slovénie en voiture aménagée électrique

Le maillage de bornes est correct dans les zones touristiques et le long des axes principaux. Le seul vrai défaut, c’est le prix : à plus de 0,48 € le kWh, la recharge publique slovène coûte nettement plus cher qu’une recharge à domicile en France.

Pas de panne, et un vrai bon calcul économique face au gazole : 34,72 € de recharge pour environ 900 km parcourus dans le pays lors de notre voyage 2026. Notre organisation était simple.

  • Pour la recharge rapide, le réseau Ionity, sur les grands axes. On avait pris l’abonnement Ionity Power, à 11,99 € par mois, qui fait tomber le prix à 0,48 € le kWh. Pour un voyage de quelques semaines avec de longues étapes depuis la France, il est vite rentabilisé.
  • En ville, la recharge lente sur les bornes Petrol, l’opérateur slovène qu’on trouve un peu partout, autour de 0,49 € le kWh en moyenne. On branchait la voiture pendant une visite ou un repas.
  • Sur les lieux où l’on dormait : en camping ou chez notre hôte près de Bohinj, on a pu recharger pour quelques euros pendant la nuit.
Voiture électrique sur une petite route au lever du soleil en Slovénie
Notre voiture électrique, au petit matin

Pour aller plus loin, on vous raconte tout sur notre voiture dans notre avis sur la Citroën ë-C3 aménagée après un an.

Voyager en Slovénie avec un chien

Ulysse a adoré la Slovénie, et la Slovénie l’a plutôt bien accueilli, mais ça a un coût et quelques contraintes :

  • Supplément camping : environ 4 € par jour.
  • Quotas : beaucoup de campings limitent le nombre de chiens. Réservez ou appelez avant.
  • Chez l’habitant : le supplément peut grimper jusqu’à 20 € par nuit.
  • Sites naturels : aux gorges de Vintgar, chaque chien doit avoir son propre billet, être tenu en laisse et porter une muselière dans la navette. À Postojna et Predjama, les chiens ne sont pas admis, mais un chenil gratuit est prévu à la grotte.
  • À la ferme : le filtre « chien accepté » de Schau aufs Land laisse une cinquantaine d’étapes en Slovénie.
  • En randonnée : les sentiers du Triglav lui ont réussi, mais attention aux troupeaux dans les alpages et au parc national, où la laisse est de rigueur.
Simon et son chien Ulysse au bord des eaux turquoise de la Soča
Ulysse a adoré les rivières slovènes

Nous partageons nos conseils dans notre guide pour voyager en camping-car avec un chien.

Quand partir en Slovénie en road trip ?

Notre conseil est assez simple : évitez juillet et août, surtout dans le nord-ouest et sur la côte. La fréquentation est élevée, les hébergements prisés se remplissent vite et les tarifs sont au plus haut. Si vous voyagez en plein été, explorez plutôt l’est du pays, généralement moins fréquenté.

Lac de Bohinj au petit matin en automne
L’automne, notre saison préférée pour la Slovénie

Les meilleures périodes selon nous :

  • De mi-mai à mi-juin : la Slovénie est verdoyante et les services touristiques rouvrent progressivement. Attention toutefois : certains cols et sentiers d’altitude peuvent encore être enneigés.
  • De mi-septembre à mi-octobre : notre période préférée. Les conditions sont souvent agréables pour randonner et profiter des couleurs d’automne. Fin septembre, les sites restent fréquentés, mais l’affluence diminue en octobre. Prévoyez des nuits froides en montagne.
  • En hiver et au début du printemps : la côte, Ljubljana et les grottes restent intéressantes à visiter, mais la haute montagne est souvent sous la neige. Le col de Vršič peut être fermé et certains campings ou sites touristiques saisonniers, comme les gorges de Vintgar, peuvent être inaccessibles.

Quelle que soit la période, anticipez vos étapes.

Chalets de bergers dans un alpage préservé des Alpes juliennes
Une planina tranquille, loin des sites les plus fréquentés

Notre verdict : la Slovénie est-elle devenue trop chère pour les voyageurs itinérants ?

La Slovénie est devenue chère pour les voyageurs itinérants. Et nous n’allons pas faire semblant du contraire. Quand on a connu le pays dix ans plus tôt, l’évolution est frappante. Plusieurs Slovènes nous ont d’ailleurs eux-mêmes confié trouver les prix devenus excessifs.

On comprend la logique : un petit pays, une fréquentation concentrée sur quelques sites emblématiques et une vraie volonté de protéger des paysages auxquels les Slovènes tiennent énormément. Mais cela pose une question que l’on retrouve dans les Dolomites et dans d’autres destinations très touristiques. À force de rendre ces lieux toujours plus chers, à qui sont-ils encore accessibles ?

Coucher de soleil sur la campagne slovène
La Slovénie reste un petit paradis, il faut juste savoir par quelle porte y entrer

Pour autant, nous vous conseillons la Slovénie sans hésiter, à condition de partir en connaissance de cause et de bien préparer ses étapes. Il suffit, comme souvent, de s’éloigner des lieux les plus fréquentés pour découvrir un autre visage du pays. La Slovénie reste un petit paradis. Mais pour en profiter pleinement, mieux vaut savoir où aller et comment voyager.

S’il s’agit de votre premier voyage itinérant, retrouvez aussi nos conseils pour préparer un road trip en camping-car, choisir vos étapes et anticiper les contraintes de circulation.

Notre guide pratique Slovénie à télécharger

On a rassemblé le circuit dans un guide pratique à télécharger et à imprimer : chaque jour avec ses kilomètres, les campings recommandés à proximité, les aires et étapes où nous avons dormi avec leur tarif, nos restaurants coups de cœur, notre budget, et toutes les infos pratiques (vignette, recharge, règles de stationnement, check-list). Tout dans un seul document, à garder dans la boîte à gants, pour voyager sans stress et vous laisser guider.

Vous êtes allés en Slovénie récemment ? Dites-nous en commentaire combien vous avez dépensé et avec quel véhicule : cela aidera d’autres voyageurs à se faire une idée plus juste.

FAQ : road trip en Slovénie en van ou camping-car

Le camping sauvage est-il autorisé en Slovénie ?

Peut-on dormir dans son camping-car sur un parking en Slovénie ?

Quel itinéraire pour un road trip en Slovénie ?

Quel budget prévoir pour un road trip en Slovénie ?

Combien coûte un camping en Slovénie ?

Combien coûte la vignette slovène en 2026 ?

Où dormir à la ferme en Slovénie ?

Combien de jours faut-il pour un road trip en Slovénie ?

Quelle est la meilleure période pour visiter la Slovénie en van ?

La Slovénie est-elle adaptée au voyage avec un chien ?


À bon voyageur, salut ! 👋
Pauline & Simon


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